Eglise Orthodoxe de Belfort

Eglise Orthodoxe de la Résurrection du Christ

Archevêché des Eglises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale
Exarchat du Patriarcat Œcuménique


Histoire de la paroisse orthodoxe de la Résurrection du Christ à Belfort:

 

C’est en mars 1927 que l’association cultuelle a été déclarée à la préfecture. Notre histoire, comme celle de nombreuses autres paroisses orthodoxes russes, peut se résumer en trois temps:

 

1927-1949

Elle commence par l’arrivée des émigrés russes, fuyant la révolution bolchevique. Venus en en France, ils s’installaient dans les régions où il y avait du travail. Ce furent souvent des sites métallurgiques ou industriels comme ici à Belfort. Les communautés russes s’organisaient peu à peu et créèrent des paroisses orthodoxes. Les débuts de la paroisse de Belfort furent difficiles, comme le relate le métropolite Euloge, notre premier hiérarque, dans ses mémoires. Les premiers prêtres ne restèrent à Belfort que quelques années. Il y eut d’abord le père Andronik qui s’occupait non seulement des orthodoxes de Belfort mais de tous ceux de l’Est de la France, de Dijon à Strasbourg. Lorsqu’il partît s’occuper des communautés russes aux Indes, il fût remplacé par le père Stéphane Timtchenko qui devint plus tard évêque de Stockholm. Le père Jacques Protopopov, issu de la communauté russe de Vichy, lui succéda deux ans plus tard. Puis vint le père Sylvestre Haruns, futur archevêque de Montréal. A cette époque, la paroisse fut également desservie par le futur évêque Paul et le père Elie Melia, d’origine géorgienne. Pendant la deuxième guerre mondiale de nombreux russes quittèrent la région.

 

1949 -1986

Le deuxième temps commence avec l’arrivée à Belfort du père Eugène Popoff après la deuxième guerre mondiale. Il y restera jusqu’à son décès en 1983. La communauté orthodoxe acheta, en 1949, la maison et le terrain où nous nous trouvons et où une église avait été aménagée dans un ancien garage. La situation matérielle était assurée mais la communauté orthodoxe déclinait. Les aînés vieillissaient et mouraient, les jeunes s’intégraient peu à peu dans le monde et ne venaient plus aux offices. Lors du 50e anniversaire de l’ordination de père Eugène en 1981, la presse locale faisait état du déclin de la communauté, parlant de « maigre assemblée » et de « communauté fantôme ». Après le décès du père Eugène, le 7 août 1983, la paroisse n’avait plus de prêtre sur place. Son avenir était incertain. L’éventualité d’une fermeture a été envisagée par l’administration diocésaine. Mais pour les prêtres qui venaient célébrer à Belfort une fois par mois, il restait un espoir de survie. Deux raisons à cela : d’une part, l’existence d’une importante communauté serbe arrivée dans la région à la fin des années 70 ; d’autre part, la présence assidue de français et d’alsaciens de souche qui ont trouvé ou retrouvé la foi chrétienne par l’Eglise orthodoxe.

 

1986-Aujourd'hui

Le renouveau se fera sous l’impulsion du père Nicolas Rehbinder à partir de 1986, avec le soutien de l’administration diocésaine. En 1990, la maison d’habitation est rénovée et aménagée en trois appartements dont l’un pour le prêtre, un autre comme salle paroissiale. Deux ans plus tard, la paroisse entreprend la construction d’une nouvelle église. Grâce au savoir-faire des paroissiens serbes et la participation de tous, elle est achevée en moins de deux ans. L’iconostase de l’ancienne chapelle orthodoxe de Montbéliard est installée à Belfort. L’église est consacrée à la Résurrection du Christ, le 6 mars 1994 par Monseigneur Serge, Monseigneur Paul et Monseigneur Dositej de l’Eglise serbe. Ce nouveau départ s’accompagne du retour d’un prêtre à demeure à Belfort: Il y eut d’abord le père Emmanuel Babus de 1993 à 1997, suivi du père André Wade de 1997 à 2003, puis du père Igor Koritskiy de 2003 à 2009. Aprés une période où les offices étaient célébrés par des prêtres de passage venus de Paris comme le père Pascal Otabela, la communauté est confiée à l'un des ses enfants le père Alexis Meistermann depuis décembre 2010.